« Si quelqu’un a jamais eu un projet intellectuel, c’est bien Emmanuel Legeard. M. Legeard assurément refuse ce que Balzac appelle l’idémisme. Il ne fait pas comme les autres, et s’il multiplie et utilise pleinement les références critiques (Walter Benjamin, par exemple), il poursuit une démarche personnelle. Sa thèse est constamment originale, inventive. Là encore, si M. Legeard surprend parfois, c’est par des options qui ont le mérite de déranger nos habitudes. Certaines distinctions très pertinentes sont mieux que prometteuses. Tout est dominé par la question de la modernité, qui est peut-être, mieux encore, si l’on peut risquer ce néologisme, la question de la modernéité. La thèse de M. Legeard est marquante par sa force et son originalité. »
Pierre Brunel, Critique (sur le « Méthexis » d’Emmanuel Legeard), 2001.