« Emmanuel Legeard bezeichnet das Portal der Kirche von Germigny-l’Exempt treffend als « un seuil où deux dimensions antagonistes se téléscopent et l’arc se brise« . Er ist ein vielseitiger Gelehrter. Aber er ist kein grauer Theoretiker, der im Abstrakten verbleibt. Eine derartige Untersuchung wie die vorliegende bedeutet vielmehr eine Selbstbesinnung über das französische Wesen. Emmanuel Legeard tritt hier als Vermittler auf, um die Wurzeln des französischen Katholizismus ans Tageslicht zu befördern. Er hat wieder einmal, wie bereits so oft in seinem jungen Leben, die Rolle des produktiven Störenfrieds übernommen gegenüber der Sterilität einer besitzständischen Akademikerkaste. Kenntnisse aus zweiter Hand genügen ihm nicht; es ist überlebenswichtig für ihn, in die Welt einzugreifen. (…) Emmanuel Legeard nimmt eine Sonderstellung ein durch seinen untrüglichen Instinkt und durch sein impressionistisches Evokationsvermögen, das die ungeahnte Ausdruckskraft einer vermutlich unbedeutenden (und deshalb unbekannten) Kirche aus dem 12. Jahrhundert sichtbar macht und zum Leben wieder erwacht. Durch genau solche Menschen wie ihn habe ich Frankreich lieben gelernt. »

Willibald Sauerländer, Préface à: Une Eglise-témoin dans l’espace et dans le temps.

Un immense remerciement à Mme Phoebe Thomas et à la traductrice bénévole de cette préface, Mme Lise Lefebvre (Permondo) .

« Emmanuel Legeard évoque avec à-propos le portail de l’église Notre-Dame de Germigny-l’Exempt dans ces termes : « un seuil où deux dimensions antagonistes se télescopent et l’arc se brise ». C’est un érudit aux talents multiples. Mais il n’a rien d’ un théoricien ennuyeux, qui resterait dans le domaine de l’abstraction. Une analyse telle que celle qu’on a lue plus haut prend, au contraire, le sens d’une méditation sur l’esprit français. Emmanuel Legeard fait, ici, figure d’intermédiaire, dans le but d’amener au grand jour les racines du catholicisme français. Une fois de plus, comme si souvent déjà dans sa jeunesse, il a joué les trublions efficaces, face à la stérilité d’une caste universitaire campée sur ses acquis. Les connaissances de seconde main ne lui suffisent pas ; se colleter avec le monde est, pour lui, d’une importance plus que vitale. (…) Emmanuel Legeard occupe une place à part, par son instinct infaillible et son pouvoir d’évocation impressionniste, qui donne à voir la puissance expressive insoupçonnée d’une église du 12e siècle, apparemment insignifiante (et donc, inconnue), et la fait revivre. C’est précisément grâce à des hommes comme lui que je me suis mis à aimer la France. »

Willibald Sauerländer, Préface à: Une Eglise-témoin dans l’espace et dans le temps (2015). Traduction de Mme Lise Lefebvre pour la réédition de 2018.